Juste un éclair, une lumière sombre
Un couloir
Juste un néon, un flash, une ombre
Un trottoir
Juste un soir, une nuit illuminée
Un trou noir
Juste la Lune et sa lumière ensoleillée
Partir
Partir... comme ça, vivre
Au hasard, en liberté surveillée
Oublier le quotidien
La nuit et le jour comme les doigts d'une main
Et ne jamais se réveiller
Ne jamais se rendre qu'on est paumé
Que leurs vitres teintées les protègent
Et les aveuglent sur le moral de la société
Qu'elle est sur le point de s'effondrer
Malgré son pouvoir de consommer
Qu'elle va finir vidée
De pensées et d'intellectualité
Comme lobotomisée, atomisée
Mais il ne faut pas arrêter d'espérer
Car on peut vivre comme nous, contre eux,
Ne pas arrêter d'imaginer un monde
Sans système prédéfini, immonde